Usines à riques dans les Hauts-de-Seine
LA DEFENSE : Les Verts dénoncent le maintien de la chaufferie
(Le Parisien, mardi 7 octobre 2003)
Alors que le préfet doit se prononcer d'ici peu sur l'autorisation définitive d'exploiter la chaufferie de la Défense, les Verts dénoncent le maintien de l'usine dans un quartier "où vivent 15 000 personnes" à Courbevoie. " Malgré l'explosion mortelle de cette même centrale en 1994, qui avait fait deux morts et 58 blessés, c'est sans tenir compte du principe de précaution qu'on été construits à proximité même trois groupes scolaires, une maison de retraite médicalisée, plusieurs haltes-garderies et crèches, une résidence pour étudiants ainsi qu'un gymnase", souligne le groupe Verts des Hauts-de-Seine. Dénonçant " la fuite en avant des pouvoirs publics", ils affirment par ailleurs que le conseil général "n'a pas hésité à se prononcer pour la construction d'un futur centre de protection maternelle et infantile à une centaine de mètres de la centrale". Les Verts réclament le"déplacement de l'usine dans une zone à vocation industrielle".
Centrale de La Défense : les Verts tirent le signal d'alarme.
(http://monputeaux.com)
La proximité de la centrale de la Défense avec des immeubles d'habitation, des crèches, des haltes-garderie, inquiètent les Verts des Hauts-de-Seine qui s'étonnent du non respect des procédures légales. Les Verts dénoncent le maintien de la centrale dans une zone où vivent plus de 15.000 personnes et demandent son déplacement dans une zone à vocation industrielle. Ils stigmatisent la fuite en avant des pouvoirs publics, notamment du Conseil général qui a entériné la construction d'un centre de protection maternelle et infantile à une centaine de mètres de la centrale. En 1994, la chaufferie a explosé, tuant 2 personnes et en blessant plusieurs dizaines d'autres
Usines à risques dans les Hauts-de-Seine
(Communiqués des Verts 92, le 2 octobre 2003)
Carbonne-Lorraine à Gennevilliers, Frantz Electrolyse à Villeneuve-la-Garenne : deux sites industriels frappés d'incendies en moins d'un mois. Contrairement à la tragédie d'AZF à Toulouse, aucune victime grave n'est à dénombrer et c'est heureux.
Quoiqu'il en soit, les Verts des Hauts-de-Seine :
- Dénoncent le maintien de la Centrale thermique de la Défense dans un quartier à très forte densification urbaine et où vivent plus de 15 000 personnes, ainsi que le non respect des procédures (l’autorisation définitive d’exploitation n’a pas toujours été accordé par le Préfet).
- Observent, non sans inquiétude, que malgré l'explosion de cette même centrale en 1994 qui avait fait 2 morts et 58 blessés, c'est sans tenir compte du principe de précaution qu'ont été construits à proximité même : 3 groupes scolaires, une maison de retraite médicalisée, plusieurs haltes garderies et crèches, une résidence pour étudiants ainsi qu’un gymnase (bientôt 2).
- Demandent à la Chambre d’instruction de la Cour d’Appel de Versailles à déterminer les responsabilités de cet accident dans les délais le plus brefs, car la lenteur de la procédure pèse, cela fait 9 ans que cela dure, 9 ans que Naziha Rouagh n'arrive pas faire le deuil de sa petite Zara décédée lors de cette explosion, car l'enquête est au point mort.
- Alertent les habitants sur la fuite en avant des Pouvoirs publics, notamment celui du Conseil Général des Hauts-de-Seine, qui se proclame engagé dans une démarche de développement durable, et qui pourtant n'a pas hésité à voter lors de la dernière Commission Permanente du 22 septembre dernier pour la construction d'un futur Centre de Protection Materno Infantil à une centaine de mètres de la Centrale Thermique de la Défense. Seul le conseiller général Vert Vincent Gazeilles a voté contre cette délibération.
- Constatent que ce quartier a besoin d'équipements et de structures sociales mais en aucun cas positionnés dans des lieux à si forte dangerosité. C'est une simple question de bon sens.
- Demandent le déplacement de l'usine dans une zone à vocation industrielle, la réalisation d’un bilan énergétique justifiant ce déplacement. Demandent aux collectivités et à l’État de soutenir un vaste programme d’économie d’énergie dans les bâtiments (créateurs d’emplois) et une pollutaxe aux entreprises pour réduire massivement les consommations énergétiques incontrôlées.
- Soutiennent activement l'association "Soutien à la Famille Rouagh" et le "Collectif des riverains anti-centrale".