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Total21Fevrier2005

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Rassemblement citoyen statique pour protester contre la politique dilatoire de Total dans l'affaire Erika


À l'initiative des Verts du 92 :
Rassemblement citoyen statique pour protester contre la politique dilatoire de Total dans l'affaire Erika et insister sur la responsabilité industrielle.

Détails : http://www.verts92.net/article.php3?id_article=198

Lundi 21 février 2005 à midi place de la coupole, parvis de la Défense tour Total.

VENEZ NOMBREUX !

Rendez-vous place de la Coupole à proximité de la tour TOTAL (ancienne tour ELF, située entre la tour noire AREVA et le groupe de tours Coeur de Défense).



Le pétrolier maltais Erika en train de sombrer le 12 décembre 1999 au large de Penmarc'h :
Erika

PARIS (AFP) - La cour d'appel de Paris doit se prononcer lundi sur une nouvelle expertise du naufrage de l'Erika, ce qui pourrait retarder de plusieurs années la tenue d'un procès, alors que des élus des régions sinistrées dénoncent les bénéfices record du groupe Total, affréteur du pétrolier.
Le dossier avait été examiné à huis clos le 10 janvier par la cour d'appel qui a mis sa décision en délibéré au 21 février. Le parquet général s'est déclaré favorable à une nouvelle expertise.
Au coeur de ce débat d'experts sur les causes du naufrage de l'Erika, qui avait entraîné en décembre 1999 une gigantesque marée noire au large des côtes bretonnes, se joue le sort judiciaire de Total, mis en examen pour "complicité de mise en danger de la vie d'autrui et pollution maritime".

Une première expertise ordonnée par le juge Dominique de Talancé concluait que le sinistre était lié à des fissures sur le pont, décelables lors des contrôles que l'affréteur a l'obligation de réaliser.

Mais, courant mai 2004, alors que l'enquête était officiellement terminée, Total a versé au dossier un "pré-rapport d'étape" réalisé par des experts commis par le tribunal de commerce de Dunkerque, le port de départ du pétrolier qui devait rallier Livourne (italie).

Ces experts ont dédouané Total, estimant notamment qu'une corrosion au niveau de la cuve avait provoqué le sinistre en entraînant une voie d'eau sous le niveau de la mer. Et que cette corrosion ne pouvait être décelée par les inspecteurs chargés par l'affréteur de contrôler le bon état du navire.

Sur le fondement de ce nouvel avis, le parquet de Paris a demandé au juge une nouvelle expertise. Ce dernier l'a refusée fin juin arguant "qu'une nouvelle expertise ne pourra surmonter les contradictions entre experts" et "qu'il appartiendra au tribunal de trancher".

Cette position est largement partagée par les représentants des 60 parties civiles, qui attendent depuis 1999 la tenue d'un procès pour déterminer les responsabilités et dédommager les préjudices.

Dans ce contexte, l'annonce cette semaine des bénéfices record du groupe Total en 2004, plus de 9 milliards d'euros, a provoqué la colère d'élus des régions sinistrées "qui n'ont été indemnisés que pour 10% des dégâts", selon Philippe de Villiers, président du département de Vendée où 250 km de côtes ont été souillés par la marée noire.

"Ces bénéfices sont un sujet de scandales, ils devraient être en partie consacrés à la création d'un fonds qui viendrait compléter l'indemnisation partielle des victimes de l'Erika", a estimé le président du Mouvement pour la France (MPF).

"La seule institution ou entreprise remboursée à 100%, c'est Total", a-t-il ajouté en soulignant que "les remboursements des assureurs se retrouvaient dans les bénéfices" de la compagnie.

Jacques Mangold, le directeur de Vigipol, syndicat mixte de protection du littoral breton, qui représente des communes bretonnes victimes de l'Erika, s'est également dit choqué par l'attitude de Total.

"Si les compagnies pétrolières font autant de bénéfices, elles peuvent prendre des mesures supplémentaires pour mieux sécuriser leur activité maritime", a-t-il déclaré à l'AFP.

Le député-maire UMP du Croisic Christophe Priou, s'est lui aussi dit scandalisé par les bénéfices de Total, soulignant que la majorité des dépenses des dommages de l'Erika avait été payées par l'Etat.

Outre Total, dix-sept personnes physiques et morales sont poursuivies dans le dossier de l'Erika.