Affaire Juppé : rencontre avec des gens biens…
Au lendemain du non-événement de la condamnation d’Alain Juppé, commandeur suprême de la droite et dernier rempart d’un ex-maire de Paris, Jacques Chirac, (quand les élites en sont à ce stade de déliquescence, on peut affirmer que la chair quitte les os) se tenait la remise des trophées d’une grande banque en faveur des initiatives des associations.
Comment exprimer le plaisir de rencontrer des gens seulement « biens » qui ont occupés leur temps libre ou leur temps de travail à améliorer la vie quotidienne de ceux qui les entourent : c’est une bouffée d’oxygène au royaume du coupable mais pas responsable, ou inversement.
Respectivement, ces associations ont :
- organisé des randonnées avec rollers, vélos, fauteuils roulants,
- visité des trachéotomisés pour leur apprendre à rire avec l’œsophage,
- fourni des véhicules adaptés à des paraplégiques pour aller ou pour retrouver du travail en milieu rural,
- créé une classe d ‘éveil éducatif pour enfants déficients intellectuels,
- favorisé l’accès de personnes sourdes à la culture et au loisir,
- aidé des personnes handicapées dans le tiers monde,
- amélioré l’autonomie de personnes aveugles,
- promu une activité musicale adaptée à des formes différentes de handicap,
- favorisé la passion du jazz aux personnes handicapées.
C’est ainsi que se met en œuvre un monde solidaire.
Devant la force et l’énergie qui se mobilisent dans ces actions, on dire sans crainte pour l’avenir, « gardez bien votre système, car il changera quand même, que vous le vouliez ou non ».