Les faits sont têtus !
1) Après le tableau apocalyptique des services d’urgence et de soins amplifié par la canicule, chacun réalise que faute de médecins et d’infirmières on est toujours en crise : la création de ces postes a un prix, celui de l’impôt justement réparti. Dans une période budgétaire hasardeuse, maintenir le programme de baisse des impôts des privilégiés, c’est jouer avec l’avenir de tous : aujourd’hui c’est la chaleur, demain ce sera la maladie ou une épidémie infectieuse majeure, tout le monde sera frappé de façon aveugle. L’égalité se fera alors par le malheur et la douleur, riches et pauvres mêlés.
2) Avec le bilan calamiteux des comptes de la Sécurité Sociale, il n’est pas besoin d’un prix Nobel d’économie pour comprendre que si on dépense plus, il faudra plus de recettes, donc plus de cotisations patronales (et salariales) obligatoires puisque le nombre de cotisants n’augmente pas. Il est surprenant de voir les efforts se concentrer sur les dépenses dont l’augmentation ne représente que le 1/3 du déficit, quand la baisse des recettes représente les 2/3 du déficit. Tous les défenseurs de la Sécurité Sociale et de la Mutualité Française ne peuvent que s’inquiéter de choix antiéconomiques.
PS : à quand une page de l'opposition avec la même taille de caractères que celle des éditoriaux du maire ?