L'été 2003
(septembre 2003)
L'été 2003 laissera malheureusement des traces. Sans revenir sur tous les événements du mois d'août, nous voulons simplement reparler de quelques faits. Oubliées les inquiétudes des enseignants et les intermittents du spectacle, aujourd'hui à juste titre, ce sont les quinzaine de milliers de personnes qui sont mortes cet été qui hantent nos mémoires...
Le bilan humain est bien celui-ci ; ce ne sont pas, comme on l'a entendu, « des diminutions brutales d'espérance de vie ». Ce sont bel et bien des personnes, d'autant plus respectables qu'âgées, qui sont mortes alors qu'elles n'auraient pas dû.
Canicule : que le gouvernement commence par respecter les engagements de l'Etat
Demander des têtes était une réaction un peu rapide à notre goût. Enfin... Mais que s'est-il passé avec cette canicule ?
- Les personnes qui sont mortes ont été tuées par la chaleur ou la déshydratation, mais aussi par la pollution.
- Une nature dévastée : des feux, la sécheresse : plus de dégâts dans les forêts que lors de la double-tempête des 26 et 27 décembre 1999.
- Une remise en question de notre production d'énergie : nous avons été au bord de la catastrophe avec l'arrêt des centrales nucléaires ne pouvant plus être refroidies parce que réchauffant trop les cours d'eau.
Tempêtes, inondations, canicules... Le monde d'aujourd'hui et les générations futures sont bien mises en danger par notre mode de développement. Dans quel monde voulons-nous vivre ?
- Dans un monde qui laisse mourir les plus faibles d'entre nous ? Non ! Fabriquons de la solidarité par nos politiques, pour donner la priorité au respect des personnes et des familles, en commençant par les plus faibles et les plus démunies.
- Dans un monde où, à la période pendant laquelle la Terre reçoit la plus grande quantité d'énergie, nous avons besoin de la plus grande quantité d'électricité pour refroidir nos petites bulles individuelles ? Non ! Changeons notre mode de production d'énergie.
- Dans un monde où la pollution tue l'été et rend malade le reste de l'année, même en dehors des grandes villes ? Non ! Revoyons notre mode de développement et nos moyens de transport, en commençant par exemple à investir dans les VCR (Voitures à Consommation Réduite).
Sur ces sujets :
Le gouvernement n'est pas responsable de la météo, par contre faire baisser les émissions de polluants (ou au moins essayer) est dans ses possibilités.
Et cela ne dépend pas d'un ministre mais d'une politique gouvernementale collective.