L'intercommunalité figurait à l'ordre du jour du
Conseil municipal du 22 mai 2003.
De la présentation du point n°10, nous comprenons que l'étude restreint le nombre des partenaires possibles à Montrouge et peut-être à Malakoff.
Monsieur le Maire, puisque vous voulez faire une étude, autant considérer le problème plus globalement. Entre l'intercommunalité des Hauts de Bièvre (6 communes) présidée par M. Devedjian et celle de l'Arc de Seine (5 communes) présidée par M. Santini, Châtillon entourée de 5 autres communes : Bagneux, Clamart, Fontenay-aux-Roses, Malakoff et Montrouge. Châtillon a déjà des liens avec ces communes : un lycée intercommunal avec Clamart et Fontenay, un stade nautique avec Malakoff, un grand nombre d'habitants se déplacant vers Bagneux et l'arrivée du métro avec Montrouge.
À la base d'une intercommunalité bien pensée il est fondamental de délimiter un territoire cohérent, et la définition d'un territoire c'est « une zone à forte volonté de développement, à la fois petite pour faciliter la concertation et l'efficacité de ses initiateurs, et assez grande pour autoriser des moyens d'action significatifs. Elle se forme autour de problèmes communs ou d'objectifs communs » (dixit la Datar). La taille critique de l'intercommunalité est celle qui nous permet d'obtenir les moyens financiers (avec le coup de pouce de l'État, de la Région, des Communes et aussi de l'Europe qui abonde largement les financements publics français - s'il y a plus de communes il y a plus d'argent venant de Bruxelles, et donc plus de moyens) pour agir dans le sens d'un développement que tout le monde veut appeler durable. On peut en profiter pour rappeler que le résultat de l'application locale de l'Agenda 21, censé se mettre en oeuvre dans le 92 comme ailleurs, c'est la recherche du point d'équilibre entre l'économique, le social et l'environnemental.
Pour nous, une structure intercommunale doit donc correspondre à des projets d'équipements collectifs, de schémas de circulation et de transports collectifs ou d'activités communes (culturelles, ?). Nous avons également des problèmes communs de déplacements transversaux avec ces communes. Or vous nous proposez une étude sans aucun projet et avec une seule commune voisine. Comme par hasard, c'est la seule qui soit de votre famille politique ; on a vraiment l'impression que dans cette proposition, Malakoff n'est là que pour rendre le projet plus présentable.
Le choix exclusif de Montrouge qui est particulièrement dense nous inquiète aussi : est-ce là ce que vous envisagez pour Châtillon à terme ? La démarche qui consiste à sélectionner des partenaires selon des critères politiciens n'a aucun intérêt. Pour nous cette étude n'a de sens que si elle englobe aussi les 5 autres communes voisines de Châtillon non encore impliquées dans un projet d'intercommunalité et avec lesquelles Châtillon à des équipements à gérer et des problèmes de transport à régler.
De plus, ces rapprochements de communes ne doivent pas se faire sans informer les habitants et discuter avec eux. Il est indispensable de prévoir rapidement des réunions d'informations sur ce point.
Pour résumer. Nous sommes contre une étude d'intercommunalité avec seulement Montrouge, cette étude doit donc englober : Bagneux, Châtillon, Clamart, Fontenay-aux-Roses, Malakoff et Montrouge (citées par ordre alphabétique). Concrètement, nous proposons comme point au vote d'organiser une conférence de consensus avec des habitants des 5 villes sélectionnés au hasard (parmi des volontaires), puis formés à la logique de l'intercommunalité par des experts. Cela permettrait d'impliquer concrètement les citoyens, et de contribuer à éclairer le débat.