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Les Verts Châtillon EcologieUne première Victoire des Verts contre l'autoroute Urbaine

Dès 2001, les Verts de Châtillon critiquent les premiers plans
exposés à l’occasion des élections municipales et de l’enquête
préalable. Ces plans d’aménagement du tramway prévoient un
élargissement à 6 voies de la D.906 pour laisser encore plus de
place aux voitures qu’aujourd’hui.

En 2004, les Verts mènent une nouvelle campagne pendant
l’enquête publique ; et avec succès car le projet d’aménagement
soutenu par le Maire de Châtillon est modifié.

Après donc une bataille de 5 années, l’opposition municipale PS
puis le maire UMP ont rejoint la position des Verts de Châtillon, qui
avaient su lancer le débat avec les châtillonnais. Grâce aux riverains,
il n’y aura finalement pas d’autoroute urbaine à Châtillon.

Le projet de tramway proposé pose cependant une série de problèmes majeurs. Faut-il garder la tête dans le sable, ou bien mettre le projet en débat ? Nous pensons qu’il est indispensable de regarder la vérité en face, et ce, avant de lancer les travaux. Les châtillonnais ont déjà prouvé que la mobilisation est utile. Elle le sera de nouveau pour obtenir un transport en commun de qualité : fiable, efficace, moins cher et réalisé sans délai. Les articles qui suivent font le point sur la situation et exposent notre proposition : un « Busway » jusqu’à Paris au lieu d’un tramway sur pneu terminus Châtillon.

Les Verts de Châtillon

Un nouveau transport en commun ? Oui !
Le tramway qu’on nous propose ? Non !

   

Un transport en commun, oui :
mais jusqu’à Paris !

Le projet a toujours concerné un tramway terminus au métro Châtillon-Montrouge. Or la ligne 13 du métro est saturée, au point que, lors d’une réunion publique, le représentant de la RATP a expliqué qu’il ne fallait pas que ce tramway rencontre trop de succès ! Le changement tramway-métro sera donc problématique, et les problèmes actuels d’affluence agravés sur la ligne 13.

L’enquête publique concernait le projet Châtillon-Vélizy-Viroflay, et même si nous avons soumis la demande d’une
prolongation jusqu’à Paris, elle était « hors-sujet ». Depuis,
nous avons proposé un voeu sur cette prolongation au conseil municipal, qui a été voté à l’unanimité ; le Maire, cependant, n’a rien fait depuis en faveur d’une modification du projet.

De plus, les difficultés pour financer le projet actuel montrent que la prolongation ne sera réalisée que dans des années, si elle l’est vraiment un jour. Il faut donc que le projet aille jusqu’à Paris, et ce dès sa conception initiale. Mais pour que cela soit possible, il faudra sans doute que le projet global coûte moins cher. C’est notre proposition.

Un transport en commun, oui :
mais pas un tramway qui déraille !


Vous imaginez avoir un tramway tel celui des Maréchaux
à Paris ? Et bien non : à Châtillon, il s’agira d’un tramway
sur pneus de type « Translohr ». Les raisons de ce choix ?
Nous les avions demandées lors de l’enquête publique  :
pas de réponse. Pourtant de nombreuses interrogations
demeurent.
Ce tramway sera un tramway sur pneus, avec un guidage
par rail central au sol et alimentation par caténaires audessus
de la voie. Ce type de matériel, le Translohr, vient
de dérailler à Clermont Ferrand : le préfet avait uniquement
autorisé la circulation le jour de l’inauguration. Il vient juste
d’être remis en service ! Un Translohr a également déraillé à
Padoue en Italie...


Enquête préalable, enquête publique  : jeu de dupe ?

À la suite de l’enquête préalable de 2001, sept demandes ont été clairement formulées par les commissaires enquêteur, dont :
« Justifier le choix du tramway sur pneus par rapport au tramway sur fer et par rapport au métro. »
« Justifier le choix d’un terminus à Châtillon-Montrouge alors qu’une prolongation jusqu’à Paris permettrait d’éviter une rupture de charge. »
Dans le dossier de l’enquête publique de 2005, une affirmation  :
« Le choix d’un tramway sur pneus guidé a été validé dans le cadre de la commission de suivi du STIF du 21 septembre 2000. »
On ne remet même plus le choix en cause, considérant qu’il a été entériné en 2000 ! Belle démonstration de démocratie. On détourne l’attention des
citoyens sur des options de tracé alors que le fond du projet n’est pas mis à la discussion.

Les Verts de Châtillon dénoncent un projet sans
transparence :


absence d’étude concurrente de différents modes de
transport, choix par la RATP d’une technique n’ayant jamais été appliquée à cette échelle à l’époque (qui a connu des
ratés depuis) aucun comparatif avantages/inconvénient des autres modes de transport présenté lors de l’enquête préalable, aucune présentation réaliste du tramway sur pneus n’a été produite lors de l’enquête publique (2004) ; pire : les images représentaient des tramways sur fer !
absence de concertation approfondie avec les représentants des personnes à mobilité réduite et les
associations de cyclistes.

Les Verts de Châtillon s’interrogent sur la technologie choisie

Pourquoi avoir choisi un système qui n’a pas encore fait
ses preuves et dont les uniques exemplaires en service
commercial viennent de dérailler ?
Pourquoi ce choix d’une technologie propriétaire d’un seul
constructeur, incompatible avec aucun autre système. Que
fera-t-on cas de faillite du constructeur ?

Il semble bien qu’aucune analyse n’ait été effectuée des
problèmes rencontrés par les autres systèmes analogues. TVR de Caen et Nancy : deux villes qui regrettent leur choix ; le constructeur (Bombardier) a arrêté sa ligne de
production.

  • Ce tramway a une largeur faible : la circulation intérieure sera très compliquée 2,20 contre 2,65 m pour un tramway classique.
  • Il y a risque d’orniérage de la chaussée (comme à Caen au bout de 2 ans).
  • Par ailleurs le guidage central ne sera pas débrayable, bloquant toute la circulation des tramways sur une file en cas de panne.

  • Par ailleurs, pourquoi ne pas tenir compte du refus des Villes de Brest et Angers de ce mode de transport ? Ces deux villes l’ont trouvé hasardeux plusieurs années après le choix de la RATP.
   

Un coût très élevé, une technologie propriétaire : des risques pour le futur


Le projet en 2005 avait un coût déjà élevé de 282 millions d’euros en investissement et 64 Meuros en achat de rames. A la fin de cette année l’investissement a dérapé de 110 Meuros pour atteindre 392 Meuros. Quel sera le coût final ?
Le risque existe de ne plus pouvoir faire de mise en concurrence lors du renouvellement ou de l’extension du matériel : il n’y a en effet pas de concurrence possible sur ce système breveté. Ce projet annoncé à l’origine comme moins coûteux que les tramways classiques risque au final de se révéler plus cher en investissement et en fonctionnement. Les rames sont plus chères à l’achat par nombre de passagers transportés que dans le cas du tramway des Maréchaux, comme le montre le calcul simple ci-dessous :
Villes Coût d’une rame Nombre de places par rame Coût par place
Paris (2006) 2,52 M€ 304 8 300 €
Clermront-Ferrand* (2006) 2,15 M€ 225 9 500 €
* : Système Translohr retenu pour notre tramway (www.letram-clermontferrand.com)
 
LU DANS LA PRESSE
(...)lors des essais de circulation, un morceau de jante en aluminium, débris d’un accrochage d’une voiture sur une borne de granit, placé sur le rail de la voie avait provoqué le
déraillement du tramway sans faire de blessés.(...) Le préfet autorise néanmoins le tramway à circuler lors des deux jours d’inauguration, samedi et dimanche, mais sous conditions qu’il circule à la vitesse réduite de 30km/h, qu’il n’emprunte pas la portion de voie où a eu lieu l’accident et qu’une trentaine de personnes soient mobilisées en permanence le long des voies à la prévention d’éventuels dangers.(...)»
Le Nouvel Obs - 13/10/2006
  Le projet actuel : Les Verts proposent
Longueur de la ligne 14 km 17km
Nombre de stations 21 24
Capacité 225 personnes (rames) +160 personnes (Busway)
Temps d’attente aux heures de pointe 3 min 30 2 min 30
Temps d’attente aux heures creuses 7 min 5 min
Vitessse moyenne 20 km/h 20 km/h
Population desservie 65 000 habitants +100 000 habitants
(Malakoff, Montrouge
et Paris 14ème en plus)
Emplois desservis 90 530 emplois + 100 000 emplois
Trafic journalier estimé 82 000 voyageurs + de 100 000 voyageurs
Trafic annuel estimé 22 millons de voyageurs + 25 millions de voyageurs
Coût hors matériel roulant 391,8 M€ HT environs 100 M€ HT
Coût du matériel roulant 64 M€ HT (30 rames) environ 30 M€ HT (65 bus)
Coût TOTAL 456 M€ Environ 130 M€

Les Verts de Châtillon pour un projet de transport en commun
en site propre allant jusqu’à Paris, fiable et peu coûteux

Il n’est plus permis de prendre des risques avec l’argent du contribuable. Il est possible d’aller jusqu’à Paris avec un bus propre en site propre encore appelé « Busway » et
d’économiser quand même 300 millions d’euros qui pourront être utilement réinvestis.

Vu les sommes en jeu, les Verts de Châtillon dénoncent l’aveuglement des forces politiques sur ce projet et, conscients de la nécessité d’une bonne gestion des deniers publics, exigent une réorientation rapide du projet avec deux choix possibles :

  • revenir à un tramway classique, aussi coûteux mais sans risque technique,
  • créer un mobilien de type “Busway” (comme celui inauguré à Nantes en novembre 2006), avec priorité aux feux allant de Paris à Viroflay et utilisant un carburant « propre ».
C’est ce deuxième projet que nous défendons.
Les avantages du "Busway"
  • Un coût d’investissement trois fois moins élevé.
  • Une technique simple et rapide de mise en oeuvre qui ne nécessite pas de déviation de réseaux.
  • Une fréquence accrue aux heures de pointe.
  • Une création plus grande d’emplois permanents (conducteurs et maintenance).
  • Une fluidité totale même en cas d’incident de rame.
  • Une accessibilité des personnes à mobilité au réseau de bus et tramway accessible en surface à Paris.
  • Le passage des véhicules de secours et des taxis sur cette voie réservée.
Les cyclistes devront être sécurisés, avec des largeurs de voie en site propre adaptées.

Ce système pourraient évoluer sans peine d’ici une vingtaine d’années vers une nouvelle technologie de transport.

 

 

Avec les 300 millions d’euros économisés nous proposons :
  • un renforcement de la fréquence des bus à Châtillon (effet immédiat),
  • la solidarité avec le nord du 92 en financant des lignes de bus en site propre sur le trajet de la ligne 13 pour la décharger.
  • le remplacement des rames de la ligne 13 par des rames non séparées (comme sur la ligne 1).

Et la circulation à Châtillon ?

Le Maire imagine que la simple arrivée du tramway va résoudre tous nos problèmes de circulation. Manque l’essentiel : la réflexion sur un plan de déplacement dans Châtillon. Il aurait pu s’intégrer dans les documents d’urbanisme ; ceci n’a pas été fait. C’est un des arguments qui nous a fait demander l’annulation du PLU.

Nous demandons également à ce que soit inscrit dans le Plan local d’urbanisme de Châtillon : pour des questions de sécurité, la mise en zone 30 des voiries devant les établissements recevant des enfants (peu coûteux, cela devrait être réalisé immédiatement), la mise en place d’un véritable réseau de voies cyclables, la création d’un véritable parking à vélos à proximité du métro, une conception des trottoirs adaptée aux personnes à mobilité réduite.

Nous demandons également que soit remise à l’étude la faisabilité d’une prolongation de la ligne 13 à la limite de Fontenay-aux-Roses, Bagneux et Châtillon.

Contact : Geneviève Chambonnet, Jérôme Desquilbet, vos conseillers municipaux Verts (06 03 79 11 39)